Lundi 28 mai 2007

ACTUALITES GENERALES

Dans cet article je vous signale:

1) LES MODIFICATIONS d'articles

Cela vous évitera d'être obligé de compulser les différents articles si vous les avez déjà lu.

2) Les AJOUTS d'Articles

Cela vous évitera de manquer un Article

3) Mes PERIODES D'ABSENCE

Les périodes durant lesquelles je ne serais pas en mesure de faire des ajouts ou des modifications (Vacances, surcharge de travail....etc)

4)Les  autres INFORMATIONS
concernant l'Histoire du Quartier

 

AU Vendredi 28 Mars 2008

 

1) MODIFICATIONS
Néant

2) AJOUTS
Le présent article
3) PERIODES D'ABSENCES
Il m'est difficile, en ce moment de tenir le Blog à jour pour cause de surcharge de travail,

Veuillez m'en excuser

4) AUTRES INFORMATIONS 

Dans le cadre de "Mémoire de Quartier le film sur l'Escaillon et le marché du cours Lafayette a été projeté le Mardi 19 Juin 2007 au ciné Pathé Liberté sur invitation.

Mise à jour le 28 Mars2008



par charles maurel publié dans : ASSOCIATION LOISIRS ET CULTURE
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Mardi 2 janvier 2007
  "L'ESCAIOUN! LES CALLONS! LES CAILLONS! L'ESCAILLON! "


Dernière mise à jour le 27 Février 2008
par
Charles François, Philippe MAUREL
 
Voir également son BLOG relatif à
Une THEORIE sur l''UNIVERS
ou
son blog relatif à

La Famille MAUREL Charles Fortuné Celestin

 

http://charlesmaurel.over-blog.com

 

  Ce blog a pour but de vous faire connaître

 
HISTOIRE ET VIE DU QUARTIER DE l'ESCAILLON
 
au travers des deux principales Associations de ce quartier OUEST
de
TOULON 



L'ASSOCIATION SPORTS LOISIRS ESCAILLONNAIS TOULON
et
Le CENTRE d'ANIMATION SPORTIF et CULTUREL de l'ESCAILLON
nous les avons créés avec des amis et nos parents

 Elles sont complémentaires
 
 
 

Je suis né au 37 de la Rue République sur le port de TOULON, à proximité de notre cher génie de la navigation "CUVERVILLE" érigé sur le carré du port.

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Je ne suis pas resté bien longtemps dans cet immeuble car, à 6 mois, j'ai attrapé la coqueluche en même temps que ma soeur Micheline.
 
Vue la dangerosité d'une coqueluche à cet àge et à cette époque surtout, le Docteur a incité mes parents à déménager vers la campagne pour changer d'air et surtout pour avoir un appartement plus grand.
 
Nous nous sommes retrouvés à "Les glycines" une villa à l'ESCAILLON à l'angle du Boulevard de l'Escaillon et du Chemin mon paradis. d'où nous en sommes parties  en 1933.
 
Nous en sommes partie pour habiter au dessus la la GARE de TOULON dans une HLM (L'une des premières) "La Prolétarienne".
 
Là nous y sommes restés jusqu'en 1942 pour revenir à nouveau à l'Escaillon afin de fuir les dangers des bombardements qui s'annoncaient sur TOULON et surtout sur la Gare.
 
Nous nous sommes donc retrouvés à "La Bouscarle", (Madelon2) Chemin mon paradis, nous y  sommes restés jusqu'en 1963, après le décés de mon père en 1962.
 
C'est à Valbertrand que nous avons retrouvé un logement, une villa Rue du Val Soleil jusqu'en 1975.
 
Obligés d'en partir pour la laisser libre à ses propriétaires nous logeons depuis dans les HLM de la FLORANE à Valbertrand.
 
Tout cela pour dire que, depuis ma naissance, non seulement nous n'avons  jamaisquitté TOULON mais qu'en plus, nous ne nous sommes jamais trop éloigné de l'ESCAILLON quartier auquel je suis resté rattaché de coeur et d'action par les Associations que nous y avons crées avec des amis et nos parents
 
Je suis donc, comme on le dit dans le midi et à TOULON en particulier, un "MOCCO"
 
mais en plus un ESCAILLONNAIS de coeur qui n'a cessé d'oeuvrer sur ce quartier depuis 1942.

Par l'intermédiare de nos Associations je me suis intéressé plus particulièrement à la vie de ce quartier et à son HISTOIRE et j'ai pu glaner, de ci de là, de nombreuses informations

En 1977 avec le Centre d'animation Sportif et Culturel de l'Escaillon, dont j'étais le
Président, nous avons fait le projet avec les jeunes de l'Association de faire un film sur
 
 
"l'HISTOIRE de l'ESCAILLON"
 
Nous avions en effet appris, au fil des années, que ce
 
"QUARTIER de l'ESCAILLON" 
 
sans éclat et pratiquement abandonné des élus, avait été riche en évènements de toutes sortes et malheureusement surtout en guerres: Celles de 1793 en particulier et la dernière celle de 1939/1945
 
Notre film n'a jamais pu voir le jour faute de subventions adéquats que nous avions demandé en vain à la Municipalité de l'époque.
 
Ce film prévoyait différentes séquences sur le quartier et entre autres:
 
1) Son implantation dans la ville
2) L'origine de son Nom
3) Ses principales artères installations et monuments en évolution.
4) Son Histoire au plus loin que l'on puisse remonter
5) Son habitat au fil du temps
6) La composition de sa population au fil du temps
7) Ses particularités: Coupés en plusieurs zones pratiquement isolées
8) Son animation au fil du temps
9) L'évolution de son Langage, Provencal, Italien, Arabes
10) Ses équipements sportifs, scolaires, culturel, religieux
11) L'emploi dans le quartier
12) Les Problèmes
13) La santé: Médecins, pharmaciens, infirmiers....au fil du temps
14) Ces espace verts aménageables: Colline mickel, Hauteur Dumonceau...etc
15) Les Projets sur le quartier.
 
Je me suis d'autant plus intéréssé à ce quartier que mon Grand père du même nom et prénom que moi moi même: "Charles MAUREL" y a construit, sous le Mandat du Maire de l'époque Monsieur ESCARTEFIGUE, les 2 écoles du Pont Neuf.
  
Mon grand père, que je n'est pas connu, était détaché des Ponts et chaussées comme ingénieur à la MAIRIE de TOULON et a construit 12 écoles à TOULON de 1904 à 1909 dont les 2 du Pont Neuf.
 
Nous avions même choisi un titre pour ce film
 
"Les CAILLONS"
 
Voir, dans l'article ci après, le pourquoi du choix de ce titre

Son scénario devait relater le parcours de familles qui venaient s'installer dans le quartier de l'ESCAILLON et que nous aurions suivi dans leurs péripéties:

1) Accueil par les habitants du Quartier
2) Recherche d'un logement
3) Où s'approvisionner pour manger
4) Où s'approvisionner pour bricoler
5) Les enfants à l'école
6) Les loisirs pour tous: Sports Loisirs...
7) Les Problèmes
8) Le culte
9) Recherche d'emploi
10) Les moyens de transport
11) Visite du quartier
12) Histoire du quartier
13) Population du quartier et cohabitation
14) La Maladie arrive
15) Quelques projets
.........................................
Pour la réalisation de ce film, si nous n'avions pas le financement nécessaire, nous disposions de pas mal d'informations intéressantes.

Ces informations nous avaient été communiquées par des personnes du quartier ou d'autres extèrieures au quartier mais qui s'intéressaient à l'Histoire de TOULON.
 
D'autres nous les avions trouvé dans des livres retraçant les batailles qui se sont déroulées à TOULON avec des passages plus prècis sur l'ESCAILLON. 

Nous remercions infiniment, toutes les personnes qui ont bien voulu nous consacrer de longues heures d'interviewe
 
Malheureusement, depuis, nombreuses sont décédés, mais je me permet de les citer tout en espérant ne pas en oublier dont:
 
 
Les employés du Musée du Vieux TOULON,
Monsieur Jean,
Les employés du Cadastre,
Monsieur XUEREB Président du CIL de l'Escaillon de l'époque,
Madame HUET,
Mademoiselle CAZEAU
et tant d'autres
 
Au ,25 Mars 2007, une autre Association d'insertion a pris le relais et a réalisé un Film et un livre sur ce quartier et le cours Lafayette.
 
Nous avons essayé de les aider dans leur entreprise pas toujours évidente avec tout ce que nous avons pu récolter comme renseignements
Dernière mise à jour le 27 Février 2008


Charles François, Philippe MAUREL
....... 
par charles maurel publié dans : ASSOCIATION LOISIRS ET CULTURE
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Jeudi 28 décembre 2006

D'OU VIENT CE NOM "L'ESCAILLON"

Dernière mise à jour le 27 Février 2008

 

 Il y a trois versions possibles, à l'origine de ce nom et, en particulier, les deux ci après:

1) D'après les représentants des archives Municipales en place en 1981 ce nom viendrait du Provençal "ESCAIOUN" qui veut dire "éclat de pierre" ou "Moitié de noix" en rapport avec la forme du quartier coupé en deux par le route de Marseille et la voie ferrée, comme une noix.

Voir plutôt pour noix le mot ESCAYOUN et pour Cailloux le mot CAIHAOU

 2) A mon avis et à l'évidence, ce nom viendrait plutôt de la qualité des olives "Les CALLONS" qui étaient cultivés dans ce quartier jusqu'à la construction de la voie du chemin de fer qui, maintenant et depuis 1850/1872 environ le traverse et le coupe malheureusement en deux.

En effet, ce nom "QUARTIER LES CALLONS" se retrouve sur les cartes datant de la cartographie CASSINI (Voir ci après)

A mon avis la question des oliveraies dans cette région ne se pose même pas, si on s'en réfère au nom évocateur de la première ville jouxtant TOULON à l'OUEST à savoir "OLLIOULES" dont le nom est tirée de 'OLOILIS", les olives (Voir ce liens:)

http://monsite.wanadoo.fr/hortus-oliolensis/

Cette possibilité des deux noms dont pourrait être issue "l'ESCAILON" nous a donné l'idée en 1981, d'organiser une grande fête de quartier du 6 au 28 Juin avec un maximum d'animations de toutes sortes et en particulier "Un défi JEUX" au cours duquel devaient combattre, les uns contre les autres, en des jeux amicaux, les gens du SUD contre les gens du NORD

Aux gens du SUD nous avions donné le nom de "L'ESCAIOUN":  parce qu'en effet cette zone est celle des carrières,

Les gens du SUD étaient reconnaissables par le blason ci dessous

et

Aux gens du NORD nous leur avions donné celui de "LES CAILLONS" parce que cette zone semblait être celle où il y avait le plus d'oliviers ( voir la grande propriété de la famille HUET qui jouxte la Marquisanne, où il y a encore une magnifique oliveraie)

Les gens du NORD était reconnaissables par le blason ci dessous

Cette fête de quartier a due être abondonnées, comme dans la plupart des quartiers de TOULON, et cela suite à des incidents regrettables causés par des bandes organisées, des railles. 

Par contre en cherchant dans le dictionnaire Provençal nous n'avons pas trouvé le mot "ESCAIOUN" éclat de roches mais le mot CAIHAOU= Caillou, pierre très dur.

Et nous avons également trouvé le mot ESCAYOUN: Cerneau, moitié du dedans d'une noix verte, sortie de sa coque, Maya d'escayoun= manger des cerneaux, Faire d'Escayoun= Cerner des noix.

Quant à la troisième possibilité d'origine du nom, il semblerait qu'elle provienne du mot Provençal. 

"ESCALOUN"= Echelon. Petite pièce de bois qui traverse l'echelle et sert de degrés pour monter.

Et ce nom "ESCAILLON", Paul COURBON Spéléologue, le site dans une fiche relative aux noms inscrits dans la cartographie, il l'assimile à "Un passage en escalier dans une falaise"

L'escaillon pouvait être effectivement cet échelon, ce passage en Escalier, qui permettait d'accéder à TOULON puisque ce quartier possedait deux Octrois pour pénêtrer dans TOULON:

C'est ce que pensent certains dont les familles sont implantées depuis plusieurs générations dans ce quartier dont la famille TODISCO représentée par TODISCO Robert  qui nous a rapporté cette possibilité, possibilité qui, effectivement, laisse à réfléchir.

Ces Octrois se trouvaient: l'un à hauteur du Pont de l'ESCAILLON (Coté NORD)

l'autre à hauteur de la passerelle qui passe sur la voie ferrée.

 Peut être y avait-il un "No man's land" (Terre d'aucun homme, neutre) entre ces deux octrois?

Alors allez savoir lequel est le bon!

Dernière mise à jour le 27 Février 2008

par charles maurel publié dans : ASSOCIATION LOISIRS ET CULTURE
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Mercredi 27 décembre 2006

L'ESCAILLON ET LES GUERRES
Dernières mises à jour le 27 Février 2008

LE SIEGE DE TOULON DE 1707

à étudier

LE SIEGE DE TOULON DE 1793

Pour ce qui concerne ce siège j'en ai découvert sa réalité dans le livre

VICTOIRES
CONQUETES
DESASTRES, REVERS ET GUERRES CIVILES
DES FRANCAIS
DE 1792 A 1815.

Ci après quelques un des extraits relatifs aux événements qui se sont déroulés à TOULON et à l'ESCAILLON en particulier, sur les hauteurs des ARENES.

Extraits 

 PREMIÈRE COALITION;

Pages 241 à 249

TOULON LIVRE AUX ANGLAIS:

........Nous avons dit que TouIon avait pris part à la grande insurrection qui s'était formée dans le midi de la France contre la Convention.

Nous allons dire maintenant quels en furent les tristes résultats.

La révolution toulonnaise est un des plus terribles épisodes de nos troubles civils.

Les mêmes causes qui avaient fait prendre les armes aux Marseillais et aux autres villes de la Provence, portèrent aussi les Toulonnais à tenter de secouer le joug que Robespierre et ses par-tisans voulaient imposer à toute la France.

Cette ville maritime, à laquelle son beau port donne une si grande importance, était alors divisée en trois parties bien distincts, les montagnards ou les jacobins, les royalistes et les constitutionnels de bonne foi, qui, tout en restant sincèrement attachés à l'ordre de choses établi, gémissaient des horreurs journellement commises au nom de cette liberté qu'on voulait fonder.

Tout ce qui tenait à la basse classe de la ville était du parti montagnard; la noblesse et le clergé étaient royalistes; la bourgeoisie, composée de négociants et des habitants aisés de Toulon, était dans le dernier parti.

Légalement persécutés par les jacobins, les royalistes et les bourgeois se réunirent, se prêtèrent un mutuel appui, et jurèrent d'agir tous de concert pour renverser un pouvoir qui menaçait de les détruire.

Ce qui rendait leur position plus difficile, c'est que toutes tes autorités établies dans Toulon, avaient, suivant le système de cette époque, été choisies dans le seul parti jacobin.

Les hommes qui s'en trouvaient revêtus étaient tous des orateurs de club, et pour faire respecter le pouvoir qu'ils avaient entre les mains, ils ne connaissaient que les persécutions et l'affreuse guillotine.

Les premières familles de Toulon
comptaient toutes des victimes.

Les unes gémissaient dans les prisons, les autres avaient péri sur les échafauds.

La vengeance était dans tous les coeurs; mais il fallait une occasion pour la faire éclater.

Elle se présenta bientôt:

La constitution de 1793 avait été décrétée, et les jacobins l'avaient fait proclamer dans Toulon avec un grand appareil.

Elle ne fit qu'augmenter la haine profonde qu'inspiraient déjà ses auteurs.

Une fermentation générale s'établit dans la ville, et les citoyens honnêtes étaient tous d'accord pour s'opposer à son acceptation.

Témoins de cette répugnance générale, et dans la crainte de voir Toulon imiter Lyon, qui déjà s'était insurgé, les autorités jacobines firent afficher un ordre qui portait peine de mort contre qui-conque oserait proposer l'ouverture des sections.

Mais cette mesure échauffa tellement les esprits, que le soir même, connue par un mouvement spontané, chacun se rendit à sa section; on sonna les cloches, et dans la même nuit, les sections furent organisées, les papiers du club saisis, et les principaux chefs arrêtés et conduits dans ces mêmes prisons où, peu de jours auparavant, ils avaient enfermé tant de victimes.

Deux membres de la Convention, Bayle et Beauvais, se trouvaient alors par hasard à Toulon. Ils revenaient de l'armée du Var, où ils avaient été envoyés en qualité de commissaires.

Les insurgés se portent chez eux en tumulte; les portes sont enfoncées; Bayle et Beauvais sont saisis et plongés presque aussitôt dans un cachot infect du fort La Malgue

Fiers de leur triomphe, les insurgés Toulonnais, partagés en sections, procédèrent aussitôt au renouvellement de toutes les autorités; mais trop emportés peut-être par l'ardeur de la vengeance, ils mirent à créer un nouveau tribunal criminel un empressement tel, qu'ils prouvèrent que la réaction est toujours l'arme favorite de ceux qui excitent les troubles civils.

Le même instrument que naguère les jacobins mettaient en mouvement, fut employé, par leurs vainqueurs, à immoler leurs ennemis.

Le sang coula pendant plusieurs jours dans Toulon, et cette conduite imprudente faillit devenir fa-tale aux insurgés, en inspirant à leurs adversaires la ressource du désespoir.

Le nouveau tribunal criminel venait de condamner à mort plusieurs de ceux qui avaient exercé l'autorité dans Toulon, au nom de la Convention.

L'un d'eux, Alexis Lambert, était particulièrement cher à son parti.

Au moment où on le conduisait au supplice, une foule de peuple se précipite sur les hommes ar-més qui l'escortaient; ceux-ci veulent se défendre; un combat affreux a lieu dans la rue des Chaudronniers, où se passait cette scène déplorable.

Pour empêcher Lambert de s'échapper, l'un de ses gardes lui tire un coup de feu au travers du corps ; il tombe dangereusement blessé, et baigné dans son sang.

A cette vue, la rage des deux partis augmente; on se dispute avec acharnement la mort ou la vie d'un homme; plusieurs citoyens périssent dans cette épouvantable mêlée.

Mais les sections, averties, avaient envoyé du secours.

Les assaillants sont mis en fuite.

Lambert, suivi à la trace de son sang, est saisi de nouveau.

Quelques sectionnaires penchaient à surseoir à son exécution, en raison de ses blessures; mais Gauthier de Brecy et Perneti, députés de la section royale, démontrent la nécessité de se conformer au jugement, et Lambert est aussitôt mis à mort.

Ces scènes douloureuses, que leurs auteurs se sont plus à raconter, et que nous ne rapportons que d'après eux, sont une tâche bien pénible pour l'historien obligé de les retracer.

Si nous les signalons ici, c'est uniquement pour inspirer à nos lecteurs toute la juste horreur que doivent faire éprouver les souvenirs de nos troubles civils.

Ah! c'est maintenant, que le calme a succédé 'a la tempête, qu'il est doux de penser qu'on ne verra plus se renouveler ces sanglantes catastrophes qui souilleront tant de pages de notre histoire !

Toulon avait été mis hors la loi par la Convention.

Il n'existait plus aucuns rapports entre la ville et cette assemblée.

Cependant jusqu'alors les royalistes, réunis d'intérêt avec les hommes de bonne foi du parti de la révolution, n'avaient point encore osé faire pressentir à ceux-ci les voeux secrets de leur coeur. Toulon avait conservé toutes les formes républicaines, et le drapeau tricolore flottait encore sur les lieux élevés de la ville.

Mais bientôt l'aspect des dangers, et surtout le besoin de trouver des protecteurs, donna aux uns la faculté de manifester leurs désirs, et força les autres à les seconder.

L'armée du général Carteaux faisait des progrès rapides dans le midi. Lyon, alors assiégé, perdait tous les jours de son énergie, et les Toulonnais, en rébellion contre le gouvernement existant, les Toulonnais, qui, dans la première ivresse de leurs succès, s'étaient imprudemment défaits des hommes puissants dans le parti dominant, avaient tout à craindre de la vengeance de la Convention, s'ils venaient à succomber,

Déjà même les hommes les plus exagérés dans leur opinion, commençaient à se convaincre que Toulon, réduit à ses propres forces, était dans l'impossibilité de résister à l'armée conventionnelle , qui, après avoir dissipé les rassemblements du midi, pouvait d'un moment à l'autre se présenter devant Toulon, et en former le siége.

Dans cette cruelle extrémité, les royalistes conçurent un projet également propre à les sauver et à servir la cause pour laquelle ils désiraient combattre.

Une croisière formidable, composée de vaisseaux anglais, espagnols et napolitains, se trouvait alors en vue de la rade de Toulon; les royalistes imaginèrent que le seul moyen de salut qui leur restât était d'appeler cette croisière à leur secours, et de livrer la ville, menacée par la Convention nationale, aux étrangers.

Ce projet, communiqué au parti républicain insurgé contre la Convention, inspira d'abord une vive répugnance.

Déjà les royalistes ne dissimulaient plus leurs désirs, et des républicains devaient se prêter difficilement à leur accomplissement.

Mais la nécessité, cette loi terrible, qui ne connaît point d'obstacle, eut bientôt levé tous leurs scrupules. Voici connue l'un d'eux, accusé depuis, s'excusait dans le sein même de la Convention :
« Le crime du 31 mai venait de se commettre ; les ardents républicains de ces contrées, indignés du triomphe de la Montagne, s'insurgent pour venger la Convention.

Leur cause était sainte; mais ils furent vaincus……..

La Montagne usurpatrice les proscrit en masse; elle met hors de la loi, d'un trait de plume, toute la force départementale et tous les sectionnaires qui avaient pris quelque part à ce qu'elle appelait le fédéralisme...

C'en était fait !

De nombreux échafauds allaient être dressés dans Toulon.

Déjà les subsistances lui étaient coupées du côté de la terre; on ne pouvait plus s'en procurer que par mer; mais les Anglais, qui en étaient maîtres, interceptaient l'arrivée de tout navire.

Il fallait donc fléchir devant la Montagne ou l'escadre anglaise, se livrer à la merci de Robespierre ou de l'amiral Hood.

Ceux-là nous apportaient des échafauds, celui-ci promettait de les briser; les uns nous donnaient la famine, l'autre s'engageait à nous fournir des grains.  

Une portion des habitants eut la faiblesse de préférer le pain à la mort , la constitution de 1793 au code anarchique de 1793 , le régime ancien mitigé au régime de la terreur, le pouvoir futur des princes à la tyrannie présente et à la dictature de Robespierre... »

La résolution de livrer Toulon aux Anglais fut donc prise à l'unanimité, par les uns avec joie, par les autres avec douleur.

Mais ce projet lui même offrait de grandes difficultés.

Le comité royaliste, qui déjà était parvenu à faire passer une députation à l'amiral flood, n'avait reçu son assentiment et sa promesse de secours qu'autant que cette escadre se déclarerait en faveur de la mesure proposée.

Trogoff, sollicité à son tour, avait promis de contribuer de tout son pouvoir au succès de l'entre-prise; mais le contre-amiral Saint-Julien, qui, par inclination, était franchement attaché aux principes de la révolution, n'eut pas plutôt connaissance de ce projet, qu'il assembla l'équipage, le ha-rangua avec véhémence, et fit jurer à tous les officiers et marins, de ne jamais souffrir que les flot-tes ennemies entrassent dans un port de la république.

Dès ce moment, Trogoff, qui se trouvait alors à terre, pour se concerter avec le comité des sections, vit son autorité méconnue.

Saint - Julien prit le commandement de l'escadre, et les vaisseaux manoeuvrèrent de manière à barrer entièrement le passage de la rade.

La position des Toulonnais devenait de plus en plus critique.

En vain tous leurs préparatifs étaient faits pour recevoir les Anglais, en vain ils avaient fait avec eux une espèce de traité par lequel il était reconnu qu'ils prendraient possession de la place au nom et comme alliés de sa majesté Louis XVII Saint -Julien, par sa démarche, apportait un obstacle invincible à l'exécution de ce traité.

Dans cette situation embarrassante, les Toulonnais prirent un parti extrême; ils déclarèrent la flotte rebelle à la volonté générale des habitants, arrêtèrent que les équipages seraient traités comme tels, et que la force serait employée contre eux.

En conséquence, on rendit le commandement du fort de la grosse Tour à son ancien chef, et on lui donna l'ordre d'en chauffer les batteries rouges, et de tirer sur la flotte au premier signal, si elle continuait de se montrer contraire au voeu des sections.

En même temps, l'amiral Hood devait agir hostilement de son côté, et essayer de se frayer un passage.

Triste effet des guerres civiles!

On fut sur le point de voir une flotte française assiégée, pour ainsi dire, par des Français et des Anglais, réunis pour la détruire.

"Cependant, dit encore le même auteur que nous avons déjà cité, les habitants de Toulon éprou-vaient les angoisses cruelles de la crainte et de l'incertitude".

On venait d'apprendre que l'armée de Carteaux était aux portes de Marseille; que l'armée Marseillaise, commandée par M. de Villeneuve, était dispersée et fugitive.

D'un autre côté, la flotte rebelle résistait toujours aux sections, et menaçait d'attaquer la ville. Saint-Julien avait tout disposé pour un combat.

Les Toulonnais avaient à leur tour mis en état de défense, et même d'hostilité, les batteries de terre, telles que la batterie royale et celles de la grosse Tour.

Déjà les fourneaux de ces batteries étaient chauffés, et le commandant n'attendait que le signal convenu pour tirer sur la flotte.

Tout annonçait enfin un engagement prochain.

On craignait que quelques obstacles imprévus ne s'opposât à l'exécution des promesses faites par l'amiral anglais.

Il y avait au moins de fortes raisons de croire qu'il ne se présenterait pas assez à temps pour empêcher les malheurs d'un combat sanglant entre la ville et la flotte française.

Au milieu de ces craintes, ou reçut la nouvelle de la prise de Marseille ; et il ne fut plus permis d'en douter, lorsqu'on vit arriver les débris de l'armée de Villeneuve et un nombre considérable de citoyens de tous les rangs qui venaient demander retraite et hospitalité aux Toulonnais. »

Il semblait impossible que ces malheureux habitants pussent échapper aux calamités qui les menaçaient ; et si Carteaux, au lieu de s'arrêter à Marseille, eût poursuivi les insurgés Fiance vaincus par lui aux portes de cette ville, on peut assurer qu'il serait entré en même temps qu'eux dans Toulon ; il eût par là épargné à cette ville les horreurs du siége meurtrier qu'elle devait soutenir plus tard.

Mais au moment où la guerre civile avec toutes ses fureurs allait éclater dans Toulon, un événement imprévu, inespéré, vint servir les voeux des royalistes, et rendre nulle la résistance de Saint-Julien.

Le lieutenant Van Kempen, qui commandait la frégate la Perle, partisan secret des mesures royalistes, se détacha tout à coup de la flotte, et vint se ranger du côté de la ville.

Trogoff profite de cet incident favorable, se fait conduire à bord de la frégate, et y fait arborer son pavillon de commandant.

A la vue de ce signe révéré des marins, une partie de la flotte abandonne Saint-Julien, et vient se remettre sous le commandement de Trogoff.

Saint-Julien, forcé de fuir, se retira avec sept vaisseaux restés fidèles à son parti.

Alors les Anglais, ne trouvant plus d'obstacle, firent leur entrée dans le port, et prirent aussitôt possession de la ville, ainsi qu'ils en étaient convenus, au nom de Louis XVII, dont la couleur blanche remplaça dans l'instant les cou-leurs républicaines.

Nous verrons plus tard quelle fut l'issue de cette occupation, et comment les républicains par-vinrent à rentrer en possession de Toulon, après un long siége où les deux partis montrèrent une vigueur égale dans l'attaque et dans la défense.

Pages155 à 166
SIEGE DE TOULON 

Nous avons vu, dans le premier volume, comment Toulon avait été livré aux Anglais.

Maître de cette ville, l'amiral Hood s'empressa de la faire mettre dans un état de défense respectable.

Il craignit avec raison une attaque très prochaine de la part du général Carreaux, vainqueur des rassemblements royalistes ou fédéralistes de la Provence.

De nombreux détachements de troupes anglaises, espagnoles, sardes et napolitaines, débarquèrent pour former la garnison de la place.

Les gorges d'0llioules furent occupées par les Anglais.

Placées sur la grande route de Marseille à Toulon, à deux lieues de cette dernière ville, ces gorges forment un défilé très resserré entre des rochers d'un accès fort, difficile, seul passage praticable pour une armée qui marche avec de l'artillerie.

Les fortifications de la ville furent réparées et augmentées.

Les positions environnantes furent retranchées et garnies de bouches a feu.

Enfin tous les moyens d'une longue résistance furent organisés.

Le comité royaliste envoya une députation à son altesse royale Monsieur, comte de Provence pour engager ce prince à venir dans Toulon, encourager par sa présence les efforts de ceux qui voulaient le rétablissement de l'antique monarchie, et qui commentaient à s'alarmer des vues peu rassurantes des généraux alliés.

Ces derniers, en effet, ne paraissaient plus prendre à la cause des Bourbons le vif intérêt qu'on leur avait d'abord supposé.

Cependant le général Carteaux, après avoir été retenu quelque temps à Marseille par les commissaires conventionnels, à l'effet d’appuyer, par la présence de ses troupes, les mesures terribles développées contre tous ceux qui avaient pris part à l'insurrection , ou qui s'étaient montrés les ennemis du système révolutionnaire; le général Carteaux s'avançait vers Toulon à la tète de trois mille trois cents et quelques hommes.

Ces forces étaient bien insuffisantes pour réduire une place qui, indépendamment de ses habitants, renfermait plus de dix mille hommes de troupes étrangères; néanmoins Carteaux; à l'instigation des députés de la Convention en mission auprès de lui, commença ses opérations d'attaque.

Il força, le 7 septembre, les gorges d'OIlioules, défendues par quelques bataillons anglais qui s'y étaient, fortifiés, et fit replier successivement plusieurs détachements postés pour défendre les approches de la ville; mais, trop faible pour entreprendre une attaque sérieuse, il se contenta de harceler et de tenir en échec Ies forces ennemies, en attendant l'arrivée des renforts qu'on lui promettait incessamment.

Dugommier, nommé commandant de l'armée devant Toulon, arriva avec quelques mille hommes tirés de l'armée des Alpes et de l'intérieur, et Carteaux, remplacé successivement par les généraux Lapoype et Doppet, auxquels venait succéder Dugommier, fut prendre le commandement des troupes qui se trouvaient dans le comté de Nice.

Deux mois s'étaient écoulés depuis la remise de Toulon au pouvoir des forces combinées de l'An-gleterre et de l'Espagne, et, comme nous venons de le dire, rien n'avait été négligé pour augmenter les moyens de défense.

Cette ville est adossée, du côté de la terre, à des montagnes où, par des travaux successifs entre-pris depuis un siècle, s'élève une chaîne de petits forts qui s'appuient réciproquement.

Tous ces forts furent occupés par les alliés.

Après avoir forcé le défilé d'0llioules, les républicains avaient emporté les montagnes de Faron et la hauteur du cap Brun; mais leur petit nombre ne leur permit pas de garder ces postes importants que les ennemis revinrent attaquer en force.

Vers la fin de novembre, les assiégés occupaient les hauteurs du cap Brun et de Malbousquet, celles qui sont à l'ouest des forts l'Eguillette et Balagnier, et s'y étaient fortifiés de manière à ne pas être inquiétés.

Dugommier partagea son armée en deux corps, pour attaquer sur deux points différents.

Le premier, dont il se réserva le commandement, embrassait le front des défenses extérieures du côté de l'ouest, depuis le fort Malbousquet jusque sur le promontoire qui ferme la petite rade.

Le second corps, aux ordres du général Lapoype, s'étendait depuis la montagne de Faron, qui commande la ville au nord, jusqu'au cap Brun et au fort Lamalgue, qui défend l'entrée de la grande rade.

Ce grand développement, la faiblesse de l'armée et la force de l'ennemi, décidèrent le général Dugommier, sur la proposition que lui fit le chef de bataillon Marescot, commandant du génie, à faire fermer, par une partie de ligne de contrevallation, les vallées qui s'étendent entre les hauteurs de Pictaillas, des Arènes, des Gaux et de la Goubran, par lesquelles la garnison pouvait le plus facilement déployer des sorties.

Jusqu'alors les dispositifs d'attaque n'étaient autre chose que des batteries provisoires placées avantageusement par le chef de bataillon Bonaparte, commandant en second de l'artillerie républicaine, destinées à combattre les batteries avancées des ennemis, et à en préparer les attaques.

Le 28 novembre au matin, les républicains démasquèrent une batterie forte de six pièces de 24, placée sur la hauteur des Arènes, et dirigée sur Malbousquet. Cette batterie fit pendant plusieurs jours un feu très vif, auquel l'ennemi répondit avec vigueur.


L'occupation des Arènes par les Français était trop préjudiciable aux assiégés pour qu'ils ne ten-tassent point un grand effort coutre une position qui d'ailleurs, privait la ville d'une partie de ses eaux, détournées ou coupées en cet endroit par les troupes républicaines.

Le 30 novembre, à la pointe du jour, la garnison de Toulon fait une grande sortie, au nombre de cinq à six mille hommes, dans le dessein de repousser l'armée ennemie, et de détruire ses ouvrages.

Cette colonne, composée en presque totalité de troupes anglaises, traverse la rivière du Las sous les forts de Saint-Antoine, et se sépare en deux pour attaquer, d'un côté, la montagne des Arènes, et, de l'autre, les différents postes qui occupaient le vallon de Pietaillas, où commandait le général Garnier.

La colonne de droite arrive sur la hauteur des Arènes avant que le général Dugommier ait pu achever ses dispositions de défense, et fait reculer précipitamment les républicains.

Les Anglais s'emparent de la batterie nouvellement construite, et enclouent les pièces qu'elle ren-ferme.

Un détachement se porte au poste du centre, que commandait le général Mouret, et menace 'de s'emparer de la grande route dOllioules.

Cependant le général Dugommier et les commissaires de la Convention, accourus aux premiers coups de fusil, cherchent à rallier les bataillons épars et rompus.

Le général en chef harangue quelques pelotons avec énergie, et, se mettant à leur tête, il les précipite sur l'ennemi.

Bientôt les troupes se remettent de leur premier effroi, et se réunissent; quelques renforts, envoyés des postes voisins, se joignent à elles, et le combat change de face.

En peu d'instants les alliés, pressés, assaillis de toutes parts, sont obligés d'abandonner le terrain qu'ils viennent d'envahir.

Les batteries sont reprises, l'ennemi repasse la rivière en désordre, en laissant sur le champ de bataille beaucoup de tués et de blessés.

Les républicains firent en cette occasion un bon nombre de prisonniers, parmi lesquels se trouvait le général en chef O'Hara, que le gouvernement anglais venait d'envoyer en grande hâte pour prendre le commandement des troupes dans Toulon.

Le général Dugommier reçut deux coups de feu au genou et au bras.

Les républicains poursuivaient les Anglais avec une telle ardeur, que déjà ils pénétraient avec ceux-ci dans le chemin couvert du fort Malbousquet , lorsqu'ils furent arrêtés par le feu qui partit à l'instant de cet ouvrage.

Ces succès répandirent à la fois la joie et l'espérance dans l'année, et la consternation dans Toulon; cependant ils n'entraînaient encore aucun résultat décisif.

L'ennemi continuait de se fortifier d'une manière inquiétante à Malbousquet, à Missici, au cap Brun et sur les hauteurs en avant de l'Eguillette.

D'un autre côté, le général Dugommier attendait de l'armée du Var quelques bataillons aguerris avec lesquels il espérait porter des coups plus certains.

Le 14 décembre, le général en chef, accompagné des commandants Narescot et Bonaparte, et de quelques autres officiers, fit la reconnaissance de la grande redoute anglaise.

Ce poste formidable était placé sur une hauteur vis-à-vis le village de la Seine.

Son escarpement, et plusieurs rangs de fortifications disposées autour de cette hauteur, lui avaient fait donner le nom de petit Gibraltar.

Entourée de palissades multipliées, de fossés profonds, d'abattis d'arbres; défendue par quinze cents hommes et trente-six bouches à feu, la redoute anglaise était pour ainsi dire inaccessible.

L'inspection du terrain fit prendre au général Dugommier les dispositions suivantes : une colonne devait menacer la redoute en face; une autre, filant le long de la mer, devait escalader la sommité retranchée qui domine le fort de l'Eguillette.

L'artillerie reçut l'ordre de redoubler le feu de ses batteries, afin de porter le désordre dans celles de l'ennemi.

Les généraux Garnier et Mouret devaient tenir leurs divisions sous les armes, afin de contenir les forts de Saint-Antoine et de Malbousquet, et d'arrêter toute sortie ou diversion que l'ennemi pourrait faire sur ces points.

Le 16 décembre, les troupes républicaines se rassemblèrent pour cette attaque générale.

Le corps d'armée placé dans la partie de l'ouest se réunit dans le village de la Seyne; malgré le mauvais temps et la pluie qui tombait en abondance, les soldats témoignaient une ardeur et un enthousiasme extrêmes, présage certain de la victoire.

Le 17 à une heure du matin, l'attaque commence.

Soit erreur, soit excès de zèle, les deux colonnes commandées par les généraux Laharre et Victor 1, au lieu de marcher sur des points différents, d'après leurs instructions, se portent ensemble sur la redoute anglaise, et gravissent à l'envi l'une de l'autre la hauteur escarpée sur laquelle elle est assise.

Un orage épouvantable éclatait en ce moment, et ajoutait encore aux difficultés du terrain et à l'effet du canon et de la mousqueterie de l'ennemi; cependant les troupes républicaines parviennent au pied de la redoute.

Là, un épaulement de dix-huit pieds d'élévation, défendu par des feux croisés et continus, semblait présenter un obstacle insurmontable.

Des pièces plongeantes dans les embrasures foudroyaient les premiers fangs, tandis que d'autres, plus élevées, atteignaient l'extrémité des colonnes d'attaque.

Des pierriers lançaient incessamment une pluie de grenades qui venaient éclater dans les rangs républicains.

Les commissaires conventionnels Salicetti, Ricord, Robespierre jeune et Fréron, parcouraient ces mêmes rangs, et animaient les soldats.

Une vive et dernière impulsion est donnée.

Les soldats, montés les uns sur les autres, sont élevés à la hauteur des embrasures de la redoute, et pénètrent dans l'intérieur au moment où les pièces, par leur mouvement ordinaire, reculent après avoir vomi leur charge.

Le combat s'engage corps à corps dans la redoute.

Les Anglais qui la défendent se battent avec la plus grande intrépidité; ils sont d'ailleurs favorisés par des traverses disposées dans l'intérieur.

Le feu qui part de cette seconde enceinte inattendue, oblige les assaillants à se retirer par les embrasures qui leur ont servi d'entrée.

Les républicains remontent une seconde fois dans la redoute, et une seconde fois ils sont repous-sés par les mêmes moyens.

Enfin, par un troisième et dernier élan, les intrépides Français s'établissent dans l'épaulement.

Cependant les cris de victoire et de désespoir, les hurlements des blessés, l'éclat du tonnerre qui gronde sur ce théâtre de carnage, et qui domine le bruit des armes, la pluie qui tombe par torrents, la résistance opiniâtre des Anglais dévoués à la mort, tout contribue, dans le premier instant, à mettre dans les rangs républicains un désordre dont l'ennemi allait peut-être profiter pour se dégager une quatrième fois, lorsque de nouveaux assaillants succèdent aux premiers, épuisés de fatigues, et maintiennent l'occupation de la redoute.

Toutes les traverses sont forcées.

Les canonniers anglais sont égorgés sur leurs pièces, les soldats sont tués ou dispersés.

Tout ceci se passait dans l'obscurité de la nuit.
Au jour, l’ennemi, retiré sur les hauteurs qui dominent les forts de l'Eguillette et de Balagnier, simula une attaque soutenue par le feu de ses vaisseaux et de ses pontons; mais les troupes françaises restèrent inébranlables dans la redoute, conquise avec tant de gloire.

L'intention du général Dugommier, en faisant reposer une partie de ses soldats, était d'attendre la nuit pour attaquer de nouveau, et chasser tout à fait les troupes alliées du promontoire.

Mais la démonstration de ces derniers n'avait d'autre but que de couvrir leur retraite, qui s'effectua vers le soir.

Alors le général Dugommier fit avancer ses bataillons, et s'empara, après quelque résistance, de la totalité du promontoire, et des deux forts de l'Eguillette et de Balagnier.

Le général Victor fut grièvement blessé à cette attaque.

Pendant le même temps, le corps d'armée du général Lapoype combattait à l'est avec non moins de bonheur et de gloire.

Il avait divisé son corps en deux colonnes: l'une d'elles avait d'abord gravi la pointe de la Croix-Faron;  mais l'ennemi, par son feu , et au moyen de chevaux de frise et de quartiers de rochers qu'il fit rouler sur les assaillants, se maintint quelques instants dans ce poste.

L'autre colonne, dirigée sur le pas de Leidet, poste faiblement gardé, l’avait emporté presque sans coup férir.

Alors, les soldats étant parvenus à hisser, à travers les routiers et les précipices, quatre pièces de canon, une batterie fut établie , et quelques coups suffirent pour débusquer les Anglais de la sommité retranchée de la Croix-Faron.

Ils furent bientôt forcés de quitter le fort et les casernes retranchées du même nom.

Les démonstrations des généraux Garnier et Mouret suffirent pour faire abandonner, par les alliés, la redoute Saint-André, les forts des Pomets et des deux Saint-Antoine, le formidable poste de Malbousquet et le camp de Saint-Elme.

Toutes ces différentes attaques coûtèrent aux Français environ douze cents hommes tués ou blessés; la perte des alliés fut évaluée à deux mille hommes tués, blessés ou prisonniers.

On a cité ce trait de Bonaparte, à l'occasion de l'attaque du fort Faron.

Un commissaire de la Convention voulut blâmer la position d'une batterie que venait d'établir le jeune commandant d'artillerie. «Citoyen, répond fièrement Bonaparte, faites votre métier de député, laissez-moi faire le mien d'artilleur.

La batterie restera là, et je réponds du succès»

Bonaparte fut nommé général de brigade sur le champ de bataille, à la suite de ces différentes affaires.

Cependant la confusion et la terreur régnaient dans Toulon.

Des batteries avaient été dirigées sur la ville, et avaient mis le feu à plusieurs maisons.

La mésintelligence commençait à éclater parmi les troupes alliées.

Décidés à abandonner Toulon, les Anglais détruisent tout ce qu'ils ne peuvent emporter. Ils mettent le feu à l'arsenal et dans les magasins de la marine; ils incendient les vaisseaux français qu'ils ne peuvent emmener.

A la vue des flammes qui éclairaient la tille, un cri s'élève dans l'armée républicaine; tous les soldats demandent qu'on les conduise à l'assaut, pour empêcher les Anglais de s'embarquer, et leur faire expier les désastres qu'ils causent; mais il était trop tard; et déjà les canonniers tiraient sur les dernières barques qui transportaient les ennemis, ainsi que les déplorables victimes de leurs promesses fallacieuses, à bord des vaisseaux de la flotte alliée.

Les forçats avaient rompu leurs chaînes, et s'étaient jetés dans l'arsenal.

Ces hommes dégradés, moins féroces que les Anglais, parviennent à éteindre une partie des mèches enflammées que ces derniers y avaient attachées.

Le 19 décembre au matin, l'armée républicaine entra dans Toulon, pour y être témoin du spectacle le plus douloureux.

Un grand nombre d'habitants, auxquels on avait fait craindre le ressentiment terrible et malheureusement trop réel de la Convention, étaient entassés sur le port, élevant leurs mains suppliantes vers leurs protecteurs, désormais sourds à leurs cris et à leurs larmes.

Une partie de ces infortunés périt en cherchant à se sauver à la nage; l'autre....

La plume se refuse France à tracer ces horribles scènes.

Toutefois de prompts secours prévinrent de grands dégâts, et le dommage matériel fut infiniment moindre qu'il aurait pu l'être.

De quarante et un vaisseaux ou frégates qui se trouvaient dans le port et dans la rade lors de l'occupation de Toulon par les alliés, douze seulement furent brûlés,, huit emmenés, et vingt et un furent conservés.

Le magasin de la mâture et quelques autres devinrent la proie des flammes; mais le grand hangar, le magasin aux câbles, la corderie, les magasins a poudre, furent préservés.

Telle fut l'issue de ce siége mémorable et de la révolution toulonnaise.

Le comité de salut public fit décréter, par la Convention, la démolition de la ville, et l'érection d'une commission militaire pour condamner tous ceux qui avaient pris part à l'insurrection.

On aime à voir, dans l'épouvantable tableau de cette catastrophe, le vainqueur de Toulon s'opposant noblement aux mesures sanguinaires qu'ordonnaient les commissaires de la Convention.

On l'a déjà proclamé, et nous nous plaisons à le redire encore, dans ces temps de funeste mé-moire, l'honneur français semblait s'être réfugié au milieu des armées.

Le brave Dugommier se présente devant les commissaires conventionnels au moment où ceux-ci allaient déployer tout l'appareil de la vengeance : « Citoyens, leur dit le général, sans doute il y eut dans cette ville des traîtres qui ont ouvert ses portes aux Anglais; mais les plus grands coupables ont fui.

S'il est des hommes criminels qui aient osé attendre la vengeance nationale, le temps vous les fera connaître; lui seul peut éclairer votre justice, et calmer les haines qu'enfantent les guerres civiles.

Si vous punissez aujourd'hui, toutes les passions choisiront leurs victimes.

Contemplez cette ville déserte et désolée.

Eh! qui allez-vous faire périr?

Des vieillards, des femmes, des enfants, des individus sans courage et sans énergie, qui n'ont pas même eu l'intention de porter les armes contre vous, ou qui n'ont été qu'égarés.»

Ce discours ne fit aucune impression sur des hommes que la crainte, encore plus peut-être qu'une volonté barbare, rendait les instruments de la plus aveugle tyrannie.

A cette époque, la terreur, que des furieux insensés avaient mise à l'ordre du jour, exerçait aussi son influence sur ceux-là mêmes qui s'étaient rendus ses ministres.

Si, par hasard quelques-uns d'entre eux conservaient encore quelques principes d'humanité, trop pusillanimes pour donner l'es-sor à des sentiments généreux, ils s'empressaient de se déclarer les complices d'un horrible pou-voir, pour ne pas en devenir les victimes.

Un auteur (M de Fonvielle).qui a publié beaucoup de particularités historiques sur le siège de Toulon , prétend que l'amiral Flood s'opposa au départ des députés, sous le prétexte qu'il n’était pas encore temps.

1)Toutes les révolutions ont des résultats pareils: elles rendent féroces leurs auteurs. Bayle et Beauvais éprouvèrent dans leur cachot des traitements pires que la mort. Le premier s'y tua de dé-sespoir, et le second y contracta une fièvre putride dont il mourut quelques mois après, à Montpellier.

M. Gauthier de Brécy , aujourd'hui lecteur de la chambre et du cabinet du Roi„ auteur de la Révolution royaliste de Tuulca.

historiques et critiques de Fonvielle aîné,—`Tableau historique, — Dictionnaire des sièges et batail-les,—

Histoire de France ,--Mémoires particuliers, etc.
 
Histoire de la guerre civile,— Révolution royaliste de Toulon, — Essais

27 Août.France.

Aujourd'hui maréchal de France, duc de Bellune major général de la garde….Etc.

On trouve dans un ouvrage anglais, imprimé à Londres en 1816 une anecdote fort curieuse, au sujet de cet homme extraordinaire.

Tout le monde sait que l’ex empereur a été accusé d’avoir une maladie de peau si commune parmi les gens de guerre ; mais on ignorait dans quelle circonstance il avait gagné cette maladie. Bonaparte nous l’apprend lui-même dans la brochure précitée.

Interrogé par l’auteur, qui l’accompagnait dans sa traversée de l’Europe à l’île Saint Hélène, s’il avait eut effectivement cette affection cutanée : Oui répond Napoléon ; je vais vous conter l’affaire.

Au siège de Toulon, je me trouvais dans une batterie : un de vos bâtiment approcha du rivage et tua deux des canonniers qui le servaient.

Je saisis le refouloir de la main d’un des mourants qui avait la gale et dans peu de jours je me trouvais infecté de cette maladie.
J’eus recours aux bains pour ma guérison et ce remède me réussit.

Quelques années après, la maladie reparut avec plus de violence ; mais je fus promptement guéri

Depuis lors, je n’ai plus rien ressenti.

SUR LA GUERRE DE 14/18 à l'ESCAILLON

Sur cette guerre dans le quartier je ne dispose d'aucune information

SUR LA GUERRE DE 39/40 à l'ESCAILLON

Quant à cette dernière guerre que nous espérons tous réellement la dernière, j'en ai vécu la libération dans les caves de la proprièté où nous nous étions réfugiés avec mes parents: "La MADELON" Chemin Mon Paradis

Vous pouvez en lire un résumé au jour le jour fait par notre père Edouard MAUREL dans le blog relatif à notre famille que vous pouvez consulter en suivant le liens ci après:

http://charlesmaurel.over-blog.com 

 

au paragraphe 

 

"NOS FAMILLES ET LA GUERRE 1939/1945"

 Dernière mise à jour le 27 Février 2008

A suivre

par charles maurel publié dans : ASSOCIATION LOISIRS ET CULTURE
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Mardi 26 décembre 2006

Mise à jour le Mercredi 28 Février 2008

L'ESCAILLON ET L'A.S.L.E.T
ASSOCIATION SPORTS LOISIRS ESCAILLONNAIS TOULON

Vous trouverez, ci après un bref historique de cette Association

1947

En 1947 Charles MAUREL 17 ans s'occupe bénévolement depuis 4 ans du patronage de la Paroisse Sainte Roseline à l'Escaillon  sous la direction du curé de la Paroisse le père RONCO.

Au cours des diverses activités qu'il met en place (Patronage, Cadet du rosaire, Coeur Vaillant, Scouts) Il a l'occasion de rencontrer le père BAUDIN, lequel s'occupe d'une équipe de jeunes Footballeurs "L'Eveil Sportif Toulonnais" qui vient faire ses entrainements et ses matches sur le terrain de "La Chapelle" derriere l'église Sainte Roseline.

Ne pouvant plus assumer cette charge il demande à Charles de prendre en main cette équipe.

L'affaire se conclue donc en cette année 1947 et Charles prend en main cette équipe.

A cette même époque Charles se lie d'amitié avec une bande de copains et copines et entre eux ils organisent des randonnées, des boums, des cours improvisés de danses de salon, des parties de tennis ...etc.


Ils organisent aussi,  toujours entre eux des excursions en bus mémorables, surtout à cette époque où les bus étaient plus ou moins brinquebalants.

C'est ainsi qu'au fils des ans la nécessité de se structurer se fit sentir et le regroupement du football et des loisirs devint une nécessité:

Le Football exigeait des financements pour pouvoir acheter des équipements et assurer le transport de enfants.

Alors nous avons voulu former une Association structurée et elle prit le nom de:

Association Sports et Loisirs Escaillonnais .

Mais nous étions tous mineurs :15, 16, 17, 18 ans (La majotité, à cette époque était de 21 ans) nous ne pouvions pas figurer dans le Conseil d'administration de l'Association et ce furent nos parents qui occupèrent les postes pour nous représenter.

Les premiers membres du premier Conseil d'Administration officieux en place furent:

Président; Monsieur FAVE Jean
Secrétaire; Monsieur MAUREL Edouard
Autres Membres;
Monsieur BERETTI Jean Jacques
Monsieur NIELOUD Jacques
Monsieur DOMINICI Antoine
Monsieur LECORRE Claude
Monsieur MAUREL Gérard
Monsieur CHATAGNIER Jacques

1953

Et l'ASLE pris son essor officiellement par sa déclaration en préfecture le 11 Juin 1953 et sa parution au journal officiel N° 148 du 26 juin 1953  à la page 5704 avec pour Objet, l'Education populaire et l'éducation physique par: 

"La pratique de l'Education Physique et des Sports et l'organisation de Loisirs  divers"

Le nombre d'adhérents augmente très rapidement avec les parents, les amis des jeunes qui se sonr regroupés dans cette association.

Les excursions prennent de l'ampleur.

Les jeunes fiootballeurs sont de plus en plus nombreux.

Les fêtes attirent de plus en plus de monde si bien que lors d'une fête annuelle organisée dans une des clairières de  "La Sainte Baume" il fallut 12 cars pour transporter les participants.

Il faut dire qu'à cette époque peu de personnes disposaient de leurs véhicules personnels

La Fédération Française de Football Association enregistre l'ASLE sous le N° 14610 et le siège est fixé à "La Madelon" Chemin mon paradis, domicile de Charles MAUREL.

Excursions et fêtes se succedent dans les départements alentours: Monaco, Marseille, Sisteron, Aix et son carnaval, les iles de porquerolles, de port cros...etc Bals masqué, reveillons du jour de l'an, Gateaux des rois et autres fêtes

1958

En 1958 le CA de l'ASLE  décide de prendre un siège et grace à la gentillesse des parents d'un jeune footballeur, un ancien local de coiffure est aménagé en local Associatif ou se déroulent durant de très nombreuses années les réunions des jeunes footballeurs et celles du Conseil d'administration.
Ce local se situait Avenue Edouard HERRIOT face à la place Denis DUSSOUBS

Un grand merci à Monsieur et Madame GIBERTI parents de ROMEO antoine et Joseph

Cette année là les minimes de l'ASLE sont sacré "Champion du Var" de leur catégorie après avoir battu le SCT, MONTETY et en finale au Luc l'équipe du FOOTBALL CLUB SEYNOIS par 6 à 1

Ce jour là, le responsable de l'équipe du F.C Seynois avait annoncé avant la rencontre " Si vous nous battez, je mange un ane"

Il était moins fier après le match.

Il faut dire que nous avions dans l'équipe quelques joueurs de talent dont, en particulier le Goal PANIVELLO Michel (Qui fut professionnel quelques temps au SCT) mais aussi une attaque et une défense de fer avec, à l'attaque; Sardi, Bléandonu, Diponio, Guillot et en défense Meggiolaro, Marchési, Roméo, Gautier.

Les différentes fêtes se déroulent à "La Cascade" (Lotissement de Geffrier Quartier Quiez sur la commune d OLLIOULES ( A ce jour: local de la LVP, entre les locaux des Pompiers et le Centre Commercial CHAMPION.

 1962

Le 04.01.1962, l'ASLE obtient l'agrément Ministériel sous le N° 17969 (Indispensble pour recevoir des subventions pour le Football.

1966

A cette époque le Conseil d'Administration de l'ASLE est transféré au 89 Avenue Edouard Herriot dans un vieux garage en bois.

Ce local a, malheureusement été détruit par un incendie volontaire causé par un pétard mis par un enfant dans la boite aux lettres.

Malgrés la destruction total du garage le siège postal est encore à cette adresse en 2008 mais avec le N° 431 ( Métrique)

1969

Le programme de l'ASLE nous amenant trés souvent à l'extérieur de TOULON, tant sur le plan Football que sur le plan culturel le CA décide, en Assemblée Génerale, de modifier le Sigle en y ajoutant "TOULON" à la fin (A.S.L.E.T).

1971

En cette année le "MILLE CLUB" (Foyer Municipal des jeunes) mis en place sur le terrain de Football de la Chapelle en 1962 par le Ministére de la Jeunesse et des Sports est entièrement détruit par des vandales dont des jeunes qui fréquentaient l'Association responsable des locaux.

Cette Association, sous la présidence de Mme GRASSI en avait la gérance, sous la tutelle de la Municipalité mais n'avait plus aucune autorité pour gérer les nouveaux arrivants, d'autant plus que le Maire de l'époque, Monsieur Maurice ARRECKS, avait annoncé à ces jeunes dans son discour d'inauguration des locaux:

"Cette Maison vous appartient, investissez la"

Ils l'ont si bien investi que, en quelques années, les responsables, ont été débordés.

1972

La Municipalité décidant de rénover entièrement les locaux, Monsieur FOGACCI alors adjoint au Maire, délégation Jeunesse, confie ces locaux aux dirigeants de l'A.S.L.E.T et à leur demande.

Mairie et A.S.L.E.T signent un protocole d'accord le 01/06/072 (Monsieur Maurice Arrecks et Monsieur Favé).

Ce protocole d'accord précise :

"Au cas ou un groupe susceptible d'animer et de gérer le Foyer Culturel à titre permanent se dégagerait de l'association, la procédure habituelle serait alors engagée en vue de la signature de la CONVENTION TYPE prévue à cet effet."

Dans ces locaux plus spacieux nous y poursuivons nos activités de jeunes et d'Adultes (Football, Majorettes, Fanfare, sortie à vélo, bal, Excursions) dont les réunions se tenaient depuis 10 ans dans l'ancienne chapelle de l'Escaillon. 

Nous mettons en place des veillées avec les jeunes, des Spectacles, des orchestres de jeunes....etc

Suite à venir et photos

 

Dernière mise à jour le 28 Février 2008
par
Charles François, Philippe MAUREL

 

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